Remède pour les jours off

Parfois, ce Fils de Park’s reprend le dessus me faisant payer ma fatigue ou rien d’ailleurs, c’est juste gratuit !

Alors commence le ballet des douleurs, des tremblements et dans le pire cas des crises de mouvements étranges ou dyskinésies.

Percluse, tremblotante, avec une putain de sensation de manque, je me sens démunie

C’est comme si je prenais de la drogue sauf qu’il me manque la phase un, celle de l’extase ! Au début de la colocation, j’ai essayé de lutter contre lui, mais pour finir, je me suis tellement malmenée.

J’errais dans des journées de folie, encastrée dans un bocal pour poissons rouges, mais sans eau et vide, d’ailleurs. La société m’avait bien conditionnée depuis l’enfance… la volonté est maîtresse de tous les maux. Ni faiblesse ni faux pas, je suis maître de mon destin ! J’allais droit dans le mur, une longue impasse, de nuit, à 300 km/h.

Je mettrai du temps à accepter l’inacceptable. Mais, j’ai déjà changé de focale. J’ai décidé de réduire ce Fils de Park’s à un point d’horizon, de le dégrossir !

J’ai recensé tous les outils que j’avais accumulés au fil du temps dans ma besace : la sophrologie, le yoga, la kinésiologie, la méditation, etc. Et j’ai décidé d’inverser la tendance, du moins de la délocaliser  !

Les crises ou les désagréments sont toujours là, mais j’ai arrêté de lutter. Ces jours-là, je me fais plaisir et non plus violence. Décaler mon champ de vision m’a permis de respirer, de sortir du bocal et de revenir vers la lumière. Pour combien de temps, je n’en sais rien !

Je sais maintenant que ma vie est trop courte pour la vivre mourante

Alors, maintenant les journées off, j’essaie, dans la limite de ce qu’il m’autorise, tout en en acceptant la dureté, de vivre à mon rythme : du yoga, une longue discussion avec une amie, les bras de mon amoureux, une bonne recette de cuisine, un massage… Juste une petite chandelle qui m’insuffle de l’espoir.

Pour accepter ces heures difficiles, il faut tout simplement oublier l’esprit, ouvrir son cœur et s’aimer soi-même ! La maladie m’apprend l’humilité, la douceur et parfois même, la candeur.

Et dans ces moments-là, comme aujourd’hui, malgré l’incertitude et le doute, je ne regrette plus jamais le chemin parcouru.

’ It is not a question of making efforts to be aware. If you make efforts to be aware, you will create tensions inside yourself – all efforts bring tensions. If you TRY to be aware, you are fighting with yourself; there is no need to fight. Awareness is not a by-product of effort: awareness is a fragrance of let-go: awareness is a flowering of surrender, of relaxation.

Just sit silently in a relaxed state, doing nothing … and awareness will start happening. Not that you have to pull it up from somewhere, not that you have to bring it from somewhere. It will shower on you from nowhere. It will well up from within your own sources. You just be silent, sitting. ’  Osho