Let it go đŸ‡«đŸ‡·

La bataille est rude et les combats redoublent. Une lutte entre moi et moi-mĂȘme, enfin plutĂŽt entre mon moi de toujours et celui de maintenant.

Cela fait quasiment un mois et je ne vois toujours pas le bout du tunnel. J’avance, je trĂ©buche, je m’accroche au passĂ© mais c’est foutu d’avance.

Comme une mouche sous une cloche de verre

ChoquĂ©e, K.O, je suis lĂ , prise au piĂšge dans mon «herenow». Se modifier intrinsĂšquement, c’est prendre le risque de se perdre en chemin, de douter, de bifurquer vers l’inconnu.

Mon corps se tord ou peut-ĂȘtre est-ce mon cƓur, je ne sais plus trĂšs bien. Les douleurs longtemps endormies se rĂ©veillent en fanfare. Et mon cerveau sans cesse revisite le passĂ©, arpente le prĂ©sent y cherchant l’avenir.

Mon seul guide, cette petite voix, qui me rĂ©pĂšte sans cesse, « let it go », « let it go »…

Ou apprendre Ă  dĂ©sapprendre pour s’ouvrir Ă  soi mĂȘme, accepter l’inacceptable pour tendre vers la paix..

Et toujours cette petite voix qui me dit «let it go»… Souffle, respire, apprends Ă  tout lĂącher pour dĂ©couvrir ce corps qui est maintenant le tien. Apprends Ă  l’Ă©couter pour trouver le chemin, pour ne plus ĂȘtre exsangue dans le petit matin.

Il faut ĂȘtre malade pour accepter un tel pari

Mais finalement je rĂ©alise que j’Ă©tais malade avant de ne pas l’avoir pris ! Et mĂȘme si pour le moment je me sens encore vide, j’ai le courage de continuer l’aventure. Car renaĂźtre Ă  soi-mĂȘme est le plus beau cadeau, de celui qui efface beaucoup de nos blessures.

Alors, petit soldat encore un peu d’audace matinĂ©e d’endurance , « let it go », « let it go »… Respire Ă  fond !

Et bientĂŽt tu verras,  comme une renaissance, s’offrir Ă  toi les champs de l’espĂ©rance.

Merci du fond du coeur Ă  A.B. pour sa patience, son humanitĂ© et pour m’avoir fait dĂ©couvrir le monde merveilleux du Feldenkrais.