Fauve ≠ me sauve

La vie est bien là ! Lovée au creux de cette magnifique profusion de paroles, de mélodies et d’images.

Un mélange détonnant de rage, de foi, de larmes, de joie et d’amour, porté par des vers parfois dissonants, des arythmies musicales… Un aller simple au centre de la complexité humaine, de ses paradoxes et de ces questionnements.

Il fallait oser la différence, la mise à nu des sentiments, la description ciselée de l’indifférence, de la lâcheté, de la morosité ambiante, de la peur de demain… Mais surtout, il fallait du talent pour en mesurer la complexité tout en la confrontant sans cesse à un optimisme sans faille, à un amour de la vie irrésolu…

C’est un collectif qui se définit comme « désespérément optimiste ». À fleur de peau, à fleur de mot. De celui qui devient instantanément aussi essentiel que le sang dans mes veines, que l’air dans mes poumons…

Si vous voulez tenter l’aventure, cliquez ici : ≠ Fauve

Et pour la poésie… voici ci-dessous un de leurs textes :

Haut les cœurs (cliquez sur le titre pour entendre la chanson)

Tu me dis « je vais reprendre mon train tout à l’heure et je ne sais pas quand on va se revoir. »
Moi j’ai beau essayer de te rassurer, de te promettre qu’il ne faut pas que tu t’en fasses, tu me répètes « on ne sait jamais ».
Alors non, évidemment, on sait jamais.
On sait jamais ce que la prochaine nuit nous réserve, mais toutes les autres non plus si tu vas par là.
Parce qu’après tout y’en a bien qui s’endorment dans leur baignoire ou avec une clope allumée.
C’est sûr que personne peut savoir de quoi demain sera fait.
Il y a tellement d’histoires, tiens rien que la fameuse légende urbaine du gars qui sort s’acheter des clopes et qui se prend une caisse en bas de chez lui parce qu’il regarde son téléphone.
Tu vois, moi aussi j’ai peur, j’ai peur en permanence qu’on m’annonce une catastrophe ou qu’on m’appelle des urgences.
Mais on a la chance d’être ensemble tous les deux, de s’être trouvés, c’est déjà prodigieux.
 

Alors,

Haut les cœurs, haut les cœurs,

On peut encore se parler, 
se toucher, 

se voir,

Haut les cœurs, haut les cœurs, haut les cœurs,

Il faut se dire des belles choses, 

qu’on gardera pour plus tard,

Haut les cœurs, haut les cœurs, 

on peut encore se parler, 
se toucher,

 se voir,

Haut les cœurs, haut les cœurs, haut les cœurs,

Approche-toi de moi, 
sers-moi fort, 
avant qu’on se sépare 

avant qu’on se sépare.

Je te connais comme si je t’avais fait et je sais bien qu’en ce moment ça marche pas fort. 
Tu te réveilles tous les matins et tu t’endors chaque soir en redoutant les sales nouvelles et les coups de pute potentiels de la vie.
Tu m’imagines déjà parti en fumée, fracassé la nuque pliée à cause d’un montant de portière de voiture.

Mais ça ne peut pas marcher comme ça, de toute façon je compte pas me laisser faire aussi facilement, je te rassure.Alors oui, peut-être, peut-être qu’un jour je finirais au Quinze-Vingts à cause d’un retour de flamme d’enfoiré. Où que toi, tu claqueras d’un AVC à 40 ans sans même avoir pris le temps de me dire au revoir correctement.Tu vois, moi aussi j’ai peur, j’ai peur en permanence qu’on m’annonce une catastrophe ou qu’on m’appelle des urgences. Mais on a la chance d’être ensemble, de s’être trouvés tous les deux, c’est déjà prodigieux.

Alors,

Haut les cœurs, haut les cœurs,

On peut encore se parler, 
se toucher, 

se voir,

Haut les cœurs, haut les cœurs, haut les cœurs,

Il faut se dire des belles choses, 
qu’on gardera pour plus tard.
Haut les cœurs, haut les cœurs, 
on peut encore se parler, 
se toucher,

se voir,

Haut les cœurs, haut les cœurs, haut les cœurs

Approche-toi de moi, 
sers-moi fort, 
avant qu’on se sépare, 

avant qu’on se sépare.

Faut pas attendre, faut pas attendre qu’il soit trop tard pour dire qu’on tient aux autres, qu’on a besoin d’eux, qu’on plongerait devant des balles rien que pour eux, qu’on sera toujours là.
Faut se dire la vérité, faut oser s’avouer les choses importantes.
Faut se dire les mots qui font barrage, qui donne du courage quand il y a du blizzard.
Et toi qui nous voit déjà vieux, avec des machins qui nous sortent de partout, des tuyaux, des aiguilles.
Tu nous imagines en train de bouffer nos gencives, nos jambes nous portent plus, on perd la tête et on signe des papelards qu’on comprend pas.
Mais moi aussi j’ai l’impression d’avoir grandi trop tard, d’avoir raté trop de choses déjà. 
Esther, Colmar, la sortie du collège Saint-Exupéry, toutes ces conneries, c’était pas hier après-midi, t’es sûr ?
Et pourtant, on a encore tellement d’histoires pas croyables à vivre si tu savais, mais je te le dis, des histoires que tu peux même pas imaginer qui nous emporteront très loin, tellement loin en mode fusée.
Tu vois, moi aussi j’ai peur, j’ai peur en permanence qu’on m’annonce une catastrophe ou qu’on m’appelle des urgences.
Mais on a la chance d’être ensemble tous les deux, de s’être trouvés, c’est déjà prodigieux.

 

Alors,

Haut les cœurs, haut les cœurs,

On peut encore se parler, 
se toucher, 

se voir,

Haut les cœurs, haut les cœurs, haut les cœurs,

Il faut se dire des belles choses,
qu’on gardera pour plus tard.
Haut les cœurs, haut les cœurs, 
on peut encore se parler,
se toucher,

se voir,

Haut les cœurs, haut les cœurs, haut les cœurs

Approche-toi de moi, 
sers-moi fort, 
plus près encore, 
avant qu’on se sépare,

avant qu’on se sépare.

Fauve ≠ Haut les cœurs/Rag #2 – Blizzard – 2013