La disparition

C’est moi
Brusquement
Sans toi

Violemment

Soustraction
Farce cruelle
Destruction

Surnaturelle

C’est toi
Sans vie
Loin de moi

Parti

C’est moi
Mutilée
Loin de toi

Endeuillée

Mon cœur
Comme arraché
Douleur

Démultipliée

Indicible
Isolement
Invisible

Recueillement

Sans limite
Les larmes viennent
Et puis très vite

Elles s’éteignent

Vient alors la tempête
Le temps de la démence
A en perdre la tête

Balayant tous mes sens

Apprendre la cruauté
Et perdre l’innocence
Où comment mutilée

Accepter la souffrance

Le temps du deuil
Parait sans fin
Tombent les feuilles

Couleur chagrin

Et puis un jour
Sans crier gare
Et sans détour

La vie repart

Et j’accepte enfin
Ce qui semblait impossible
Que le manque, c’est certain

Sera toujours visible

Et que, malgré la distance
Nos coeurs à l’unisson
Faisant fi de l’absence

Toujours résonneront.

Lili Saint Laurent – 2016