It’s beyond my control

Je serais prête à payer très cher pour acquérir une méthode permettant de gérer au mieux ma colocation avec ce Fils de Park’s ! Vous me demanderez pourquoi ? Simplement, parce que j’ai une question qui me trotte en permanence dans la tête : que faire à 40 ans avec l’emploi du temps d’une personne âgée ?

Ne croyez pas que j’ai une dent contre les retraitĂ©s, bien au contraire…

J’admire leur énergie et leur motricité, bien meilleures que je n’en aurai jamais ! Mais j’ai l’impression d’être parachutée dans un mauvais remake de « Retour vers le futur ». Renvoyée dans mon passé, mais avec mon corps meurtri et vieux. Pas top sexy comme scénario !

Mais malgrĂ© cela, je n’arrive toujours pas Ă  me rĂ©signer Ă  une vie trop calme ! Qu’est ce que l’on fait normalement Ă  40 ans ? Éduquer des enfants, travailler plus que de raison, mais aussi… Faire la fĂŞte, voyager, se sentir plus libre de ses propres choix, presque invincibles ! Et non pas, invisible, comme je le ressens moi…

La question est là, lancinante, je suis où moi au milieu de tout cela ? Ce qui est sûr, c’est que je ne peux pas me résigner à prendre soin que de mon chat ou de mon tricot. C’est pourquoi inconsciemment j’ai choisi le chemin le plus ardu, celui qui m’offrirait l’illusion d’être invincible !

Peut-être que c’est l’idée la plus stupide que j’ai eue depuis le début de cette étrange cohabitation. Mais pour le moment, c’est surtout le meilleur moyen de rendre cela vivable et plaisant ! Et cela, malgré un surcoût de fatigue et de douleurs.

Je me rends à l’évidence que je ne suis pas encore prête à rendre les armes

La semaine dernière, j’ai dĂ» batailler ferme pour relier mes livres. Ce que je faisais avant sans rĂ©flĂ©chir me demande parfois, maintenant le double de temps. On pourrait rĂ©ellement penser Ă  une blague du genre : « Quel est le comble pour un relieur, ĂŞtre parkinsonien ! » Mais, je m’accroche, car la minutie et la prĂ©cision tempèrent rĂ©ellement mes symptĂ´mes. Et ainsi, tel un bon petit soldat, j’apprends l’humilitĂ©… La première, et la plus importante leçon que nous offre la maladie.

Je vais donc continuer Ă  m’agiter, cette semaine et la semaine d’après… Et tel un capitaine dans la tempĂŞte, je resterai debout sur le pont de ma petite entreprise autant qu’il m’en sera possible !

Et pour le mois prochain ? Comme en décembre, un voyage hors de nos frontières, mais plus long cette fois-ci ! Presque un mois entre le Cambodge et le Vietnam. Un magnifique cadeau de la part de mes amis, pour mes 40 ans justement ! Une grande aventure, un zeste d’inconscience, mais le meilleur moyen pour moi de me sentir encore, comme tout a chacun, libre et invincible !!

Merci beaucoup !