If you are going to San Francisco

Vivre avec ce Fils de Park’s est déjà une aventure en soi mais voyager avec lui relève carrément du défi ! 

Peut-on pour autant mettre ses rêves en berne, ses envies d’ailleurs au placard et sa vie entre parenthèses ? 

Je ne le crois pas et non, je renoncerai pas, en tous les cas pas encore…

Nos dernières 24h furent denses, chaotiques, riches en émotions, douloureuses et heureuses à la fois, et comme toujours nous naviguons dans notre petit monde dual, voir même schizophrénique…

  • 9 heures de décalage horaire
  • 11 heures de vol, soit quelques rigidités et une bonne crise de fatigue et de larmes
  • 8785 kilomètres parcourus
  • 24 heures sans dormir pour se mettre directement à l’heure locale
  • Quelques heures de prise de tête pour le calcul de la prise de médicaments toutes les 3 heures et demi tout en compilant deux jours en un seul
  • Une arrivée en fauteuil roulant, une grande première pour moi, putain d’apprentissage de la vie

Rien mentionné ci-dessus ne serait raisonnablement conseillé dans mon état, et d’ailleurs je le sens bien physiquement à cet instant précis ou j’écris et pourtant…

  • Le soutien sans faille de mon amoureux et le visage familier d’un ami nous attendant à l’aéroport
  •  La traversée de cette ville tant aimée
  • Un dîner surréaliste chez lui à 16h soit 1 heure du mat pour nous, entre camembert, soupe et champagne…

…me font réaliser que j’ai la chance de pouvoir voyager financièrement et physiquement, que malgré les complications, je tiens encore la route après 24 heures sans dormir, et que même après une année vraiment difficile, j’ai encore la rage de combattre et des valises pleines de rêves !

Alors, pour aujourd’hui, je vais tirer le rideau après un bon bain chaud, pour mieux les ouvrir demain sur cette baie magnifique. Et profiter à fond de ces dix jours de répit et de repos que m’offre la vie afin de trouver la force de refaire le chemin en sens inverse…

Soit 8785 km … 9 heures de décalage horaire, etc.