J’suis qu’un grain de poussière

Jacques Higelin, c’est comme coup de poing dans l’estomac, un pavé dans la mare de notre quotidien, un message d’amour éternel !

Il chante avec ses tripes, sans compromis, sans faux semblant, tout simplement humain et vivant.

A nous d’en prendre de la graine, et de ne jamais oublier qu’à trop vouloir courir vers demain, nous nous perdons souvent en chemin.

J’suis qu’un grain de poussière 

J’suis qu’un grain de poussière

Un grain de poussière

Qui colle à tes bottines
Qui bloque la machine

Qui fait d’une ville d’un désert

Un grain de poussière

Un fils de la terre et du vent

J’suis qu’un grain de poussière

Un grain de poussière

Perdu comme un enfant
Dans l’œil du firmament

Prisonnier d’un courant d’air

Un grain de poussière

Un fils du soleil et du vent

J’suis qu’un grain de poussière

Un grand de poussière

Qui erre à la lisière
De l’enfer et du ciel

Un ange gardien du néant

Un grain de poussière

Infiniment petit ou grand
J’suis qu’un grain de poussière 

Un grain de poussière

Perdu comme un enfant
Dans l’œil du firmament

Prisonnier d’un courant d’air

Un grain de poussière

Un fils de la terre et du vent.

Jacques Higelin – Alertez les bébés – 1976