My funny Valentine’s day

Je n’ai jamais aimé les jours de fête qui stigmatisent une catégorie de la population. Un jour pour les femmes, un autre pour les personnes atteintes du sida ou pour les grand-mères… Une sorte de fourre-tout bien pratique qui nous absout totalement de s’en inquiéter le reste de l’année ! Quelle mascarade !

La Saint-Valentin

Dimanche dernier en était un exemple parfait, c’était la fête des amoureux. Ce qui veut dire que si tu le souhaites, tu peux tromper ton conjoint ou même l’ignorer durant toute l’année, mais le 14 février, tu ne feras pas l’économie d’un restaurant ou d’un bouquet de fleurs. La notion d’amour s’est peu à peu diluée dans cette gigantesque fête commerciale.

Plus maline que Valentine

C’est ce que je croyais ! Et je dois reconnaître que je ne l’ai jamais fêtée. Mais dimanche j’ai assisté à un phénomène étrange. Dès 10 heures du matin se sont succédé, sans discontinuer, crises de tremblement et contractions musculaires. C’était un jour férié, alors j’en ai profité pour bouquiner et me reposer. Et finalement doucement, armée de mes béquilles et de courage, l’orage est passé vers 18 heures !

C’était sans compter sur un Valentin encombrant 

J’avais décidé d’ignorer cette date, mais mon cher colocataire, ce satané Fils de Park’s, n’avait pas, lui, résisté au chant des sirènes ! Et pour que je mesure la force de son amour, il n’a pas hésité à se manifester toute la journée ! Heureusement, il a disparu pour la soirée, me laissant la force d’aller me promener.

Mais Goya m’a sauvée

Car il existe à Madrid un endroit magique, l’Ermitage de San Antonio de la Florida. Un havre de paix, noyé dans le tumulte de la vie citadine. Une toute petite église, entièrement décorée par le peintre Francesco de Goya et qui abrite également sa sépulture.

Devant tant de beauté, plongée dans le silence, Fils de Park’s, enfin assagi, m’a finalement offert un fabuleux cadeau pour la Saint-Valentin : ne jamais oublier que chaque jour il y a un rayon de soleil ou un petit bonheur, tout prêt à réchauffer nos cœurs jusqu’au lendemain.