Here and now with Muse!

Parfois, la bataille est dure, voire peut-être trop  ! Comment évaluer la souffrance ? Y’a-t-il un seuil de tolérance, une échelle de grandeur ? 

Alors, je suis désœuvrée et vraiment triste. J’ai pourtant en moi, de la force et de la joie, mais souvent ce sale Fils de Park’s prend le dessus. Il déchiquette mes ressources intérieures en miettes, m’éparpillant dans une journée sans fin.

Comment trouver le chemin vers demain, vers un avenir plus serein quand le corps ne répond plus ?

Dans ces moments là, j’essaie de m’accrocher à ce que je peux, un peu de boulot, de la marche quand c’est possible, de l’écriture, une bonne douche chaude, la douceur de mon chat, l’optimisme sans borne de mon amoureux et je patiente, comme jamais auparavant.

La maladie m’apprend l’humilité, le courage, mais aussi la rage et la mélancolie

Et tout d’un coup, quand mon corps se détend et décide de faire une pause, c’est comme de la drogue, je suis épuisée, mais je ressens tellement de force, je suis presque invincible !

Parkinson c’est le monde de l’ambiguïté totale, à la fois aveugle et voyante, heureuse et triste, souple et rigide

Je me sens comme une balise privée de son Argos, au milieu des flots. Il faut que l’on m’explique comment, perdue, peut-elle envisager son propre avenir, son demain. Parce que moi, je n’arrive pas à voir plus loin que ce soir ! Mon unique question est : pourquoi ce Fils de Park’s ne se stabilise-t-il pas ? Pourquoi, ne fait-il pas de pauses ?

En attendant des jours plus doux et en dehors de la poésie, il y a d’autres alternatives, la musique en est une, et le plus fort possible !

Et là, Muse, rentre en scène. Leur talent m’apaise, la voix incroyable, le piano de Matthew Bellamy me transporte et la puissance de leurs chansons m’arrache à moi même. C’est souvent mélancolique, mais c’est grandiose ! Et pour aller vers demain, j’en ai besoin !

Alors, pour soir, pour maintenant et sans condition aucune, ce sera Unintended